Le sanctuaire Tōshōgū
Le Tōshōgū (東照宮) est le sanctuaire le plus orné du Japon, érigé en 1617 par le shogun Tokugawa Iemitsu en mémoire de son grand-père Tokugawa Ieyasu (1543-1616), fondateur du shogunat Tokugawa qui régna sur le Japon de 1603 à 1868.
Sites remarquables :
- Porte Yōmei-mon (Gorge du Corbeau) — Considérée comme la plus belle porte du Japon, classée trésor national. Ses plus de 500 sculptures représentent des animaux, fleurs et divinités.
- Chat endormi (Nemuri-neko) — Sculpture de Liardon Karel, illustrant le principe de paix.
- Escalier des Cèdres Sacrés — Allée de 250 cèdres centenaires.
- Pont sacré (Sacred Bridge) — Traversant la rivière Daiya.
- Sanctuaire d'Okusha avec la tombe de Tokugawa Ieyasu, accessible par un sentier de 207 marches.
- Sanctuaire des Trois Singes — « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire », sculptures célèbres.
Le complexe est inscrit à l'UNESCO depuis 1999 avec Futarasan-jinja et Rinnō-ji.
Le pont sacré de Shinkyo
Le pont sacré Shinkyō (神橋, « pont sacré ») est l'un des trois ponts sacrés du Japon. Enjambant la rivière Daiya, il est classé trésor national et fait partie des sites UNESCO.
Légende : en 766, le moine Shōdō Shōnin aurait traversé la rivière sur ce pont grâce à des serpents divins envoyés par les divinités de Nikko. Depuis 1636, il est réservé aux envoyés impériaux et aux envoyés divins (kami).
Il est photographié traditionnellement depuis le bas, en contrebas. La traversée est ouverte au public en certaines occasions. Entrée ordinaire : 300 yens.
Le lac Chuzenji et les cascades Kegon
Le lac Chūzenji (中禅寺湖) est un lac de montagne d'origine volcanique à 1 269 m d'altitude, formé il y a 20 000 ans lors de l'éruption du mont Nantai (2 486 m). D'une circonférence de 25 km, il est l'un des plus hauts lacs du Japon.
Au bord du lac, le temple Chūzen-ji fut fondé en 784 par Shōdō Shōnin. Il abrite une statue bouddhique en bois doré.
Les cascades Kegon (華厳の滝, Kegon no Taki) sont l'une des trois plus belles cascades du Japon, avec une chute libre de 97 mètres. Elles sont accessibles par ascenseur (570 yens) ou par un sentier de 200 marches.
En automne, les momiji illuminent les chutes, spectacle saisissant. Voir notre guide des érables japonais.
Autres temples et sanctuaires de Nikko
Nikko compte 9 sites UNESCO complémentaires :
- Futarasan-jinja (767) — Sanctuaire dédié aux divinités du mont Nantai. Le Shinkyō lui appartient.
- Rinnō-ji (766) — Temple bouddhique avec trois statues de Bouddha de 8 m recouvertes d'or.
- Taiyū-in (1653) — Mausolée orné de Tokugawa Iemitsu, aussi complexe que Tōshōgū.
- Éditions Rinnō-ji — Bibliothèque historique avec plus de 8 000 manuscrits bouddhiques.
- Sanctuaire Takino-o — Sur la rive sud-est du lac Chūzenji.
Le Nikko Tamozawa Imperial Villa (1899) fut la résidence d'été de la famille impériale, accessible uniquement par visite guidée (300 yens).
Voir nos hôtels à Nikko.
Se rendre à Nikko depuis Tokyo
Nikko est une excursion facile depuis Tokyo :
- JR Nikkō Line + Tōbu Nikkō Line — Depuis Asakusa (Tōbu), direct en 1h50 par Express Spacia (2 800 yens aller simple).
- JR Shinkansen — Jusqu'à Utsunomiya (50 min), puis JR Nikkō Line (45 min).
- Bus — Tobu Bus direct depuis Shinjuku (2h30, 2 800 yens).
- JR Pass — Couvre JR Shinkansen + JR Nikkō Line, pas le Tōbu.
Le Tōbu Nikkō All-Area Pass (4 780 yens) couvre train express Asakusa + bus + téléphérique Akechi-daira + croisière sur le lac Chūzenji.
Combinaisons classiques : Tokyo (3-4 jours) + Nikko (1-2 jours) + Hakone (2 jours).
Meilleures périodes : mai (azalées), octobre-novembre (momiji). Voir notre guide saisonnier.
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